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Camionneurs mexicains : un poste frontalier Californie–Mexique bloqué sur fond de retrait de visas B-1

4 sept.
2 min de lecture
Source: LaJornada
Source: LaJornada

MEXICALI — Des camionneurs mexicains ont bloqué jeudi le passage commercial entre Mexicali, en Basse-Californie, et Calexico, en Californie, pour protester contre le retrait de visas B-1 à des conducteurs qui transportent des marchandises vers les États-Unis.



Selon La Jornada, les chauffeurs réclament surtout des règles plus claires de la part des autorités américaines afin de savoir précisément quelles opérations sont permises avec un visa B-1 et lesquelles peuvent être considérées comme du cabotage.


17 visas retirés en une seule journée, selon les manifestants


Les camionneurs affirment que 17 conducteurs auraient perdu leur visa B-1 mercredi à Mexicali seulement. Le nombre total de chauffeurs touchés n’est toutefois pas connu avec précision.


Les manifestants soutiennent également que les contrôles américains se sont resserrés, avec davantage de questions concernant les trajets effectués aux États-Unis et la nature exacte des déplacements réalisés après le passage de la frontière.


Le cabotage au cœur du conflit


Un chauffeur mexicain muni d’un visa B-1 peut transporter une cargaison internationale entre le Mexique et les États-Unis. Il ne peut toutefois pas effectuer librement du transport intérieur entre deux points situés aux États-Unis.


C’est cette distinction qui alimente actuellement l’inquiétude.


L’Otay Mesa Chamber of Commerce avait déjà signalé au printemps que des centaines de visas de chauffeurs mexicains avaient été révoqués et que l’application des règles liées au cabotage semblait varier selon les contrôles. L’organisation avait demandé davantage de directives à l’agence américaine Customs and Border Protection.


Les camionneurs veulent une table de négociation


Le mouvement de jeudi aurait été organisé directement par des conducteurs plutôt que par une grande association nationale.


Les camionneurs réclament notamment une rencontre avec les autorités américaines afin d’obtenir une interprétation claire et uniforme des règles applicables aux visas B-1.


Selon les médias mexicains, les manifestants ont prévenu qu’ils pourraient maintenir le blocage tant qu’aucune réponse satisfaisante ne sera obtenue. Certains ont également évoqué la possibilité d’étendre le mouvement à d’autres passages commerciaux, notamment Tijuana et San Luis Río Colorado.


Une perturbation qui pourrait rapidement toucher les chaînes d’approvisionnement


Le corridor Mexicali–Calexico est un passage important pour les échanges commerciaux entre le Mexique et la Californie. Un blocage prolongé peut rapidement provoquer une accumulation de camions, retarder les livraisons et perturber les opérations de transport transfrontalier.


Le dossier dépasse donc la seule question des visas. Une application plus stricte ou moins prévisible des règles pourrait réduire le nombre de chauffeurs disponibles pour les opérations transfrontalières et compliquer davantage la planification des transporteurs, manufacturiers et expéditeurs qui dépendent du commerce États-Unis–Mexique.


Une pression croissante sur les chauffeurs étrangers aux États-Unis


Cette manifestation survient dans un contexte de renforcement plus large des contrôles visant les chauffeurs commerciaux étrangers aux États-Unis. Ces derniers mois, les autorités fédérales américaines ont notamment accru leur surveillance des permis, du statut migratoire et de certaines pratiques de transport jugées non conformes.


Pour l’industrie mexicaine du camionnage, le principal enjeu demeure désormais d’obtenir des règles suffisamment précises pour permettre aux chauffeurs de savoir, avant même de traverser la frontière, quelles opérations peuvent entraîner la perte de leur visa.


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