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Port de Montréal : une nouvelle structure de direction pour accélérer Contrecœur et renforcer la chaîne logistique

il y a 2 heures
5 min de lecture

Source : APM


MONTRÉAL — L’Administration portuaire de Montréal (APM) annonce une importante réorganisation de sa structure de direction afin de renforcer sa performance opérationnelle, soutenir sa croissance commerciale et accélérer sa transformation, dans un contexte où le Canada et le Québec cherchent à diversifier leurs marchés et à sécuriser davantage leurs chaînes d’approvisionnement.


Annoncée le 25 septembre 2026, cette nouvelle structure du comité exécutif place notamment l’expansion du Port de Montréal à Contrecœur, la logistique, les infrastructures, la performance portuaire et la transformation numérique au cœur de la stratégie de l’organisation.


Pour l’industrie du transport et du camionnage, cette réorganisation est particulièrement importante puisque le Port de Montréal constitue l’un des principaux points d’entrée et de sortie des marchandises au Québec et dans l’est du Canada.


Trois priorités : exécuter, croître et transformer


La nouvelle structure annoncée par l’APM repose sur trois grands axes : exécuter, croître et transformer.


Exécuter : Contrecœur, logistique et fluidité regroupés


Une nouvelle première vice-présidence aux opérations réunira plusieurs activités stratégiques :


  • le projet d’expansion du Port à Contrecœur;

  • la logistique et la performance portuaire;

  • les infrastructures;

  • l’environnement et le développement durable;

  • les opérations maritimes;

  • la protection portuaire;

  • la continuité des opérations.


L’objectif affiché par l’Administration portuaire est de proposer aux entreprises un port plus sûr, plus fiable et plus fluide.


Cette orientation touche directement les transporteurs routiers qui doivent quotidiennement entrer et sortir des terminaux afin de récupérer ou de livrer des conteneurs.


Le camionnage au cœur de la fluidité portuaire


Le Port de Montréal fonctionne selon un modèle fortement intermodal où le transport maritime, le chemin de fer et le camionnage doivent travailler ensemble.


Le Port dispose notamment de son propre réseau ferroviaire directement sur les quais, relié aux grands réseaux ferroviaires nord-américains. Du côté routier, un portail commun d’accès aux camions utilise des technologies automatisées permettant notamment l’identification des véhicules et des conteneurs afin de réduire les délais d’attente.


Le Port met également à la disposition des entreprises de camionnage son PORTail du camionnage, qui permet notamment de consulter les délais d’attente aux différents terminaux à conteneurs.


Dans ce contexte, le regroupement de la logistique et de la performance portuaire sous une même vice-présidence pourrait permettre une coordination plus directe des différentes composantes de la chaîne de transport.


Contrecœur devient un élément central de la nouvelle structure


Le projet d’expansion à Contrecœur occupe une place importante dans la nouvelle organisation.

Le futur terminal pourra éventuellement accueillir jusqu’à 1,15 million d’EVP par année, soit une capacité supplémentaire équivalant à environ 60 % de la capacité actuelle du Port de Montréal. Il doit comprendre deux postes à quai, une aire de manutention de conteneurs, une cour ferroviaire intermodale ainsi qu’un portail destiné aux camions et relié au réseau routier.


Selon les informations actuellement publiées par l’Administration portuaire, la mise en exploitation commerciale du terminal est prévue pour 2030. Le projet bénéficie notamment d’un financement de 1,16 milliard de dollars de la Banque de l’infrastructure du Canada.


La présence d’un terminal sur la Rive-Sud permettra au Port de Montréal de disposer d’installations à la fois sur l’île de Montréal et à Contrecœur, avec l’objectif d’améliorer la fluidité des marchandises entre les réseaux maritimes, ferroviaires et routiers.


Jusqu’à 1 200 camions par jour à pleine capacité


Pour l’industrie du camionnage québécoise, l’expansion de Contrecœur représente éventuellement un volume important de mouvements de véhicules lourds.


Selon le Port de Montréal, le démarrage du terminal devrait être progressif. Entre 250 et 370 camions par jour pourraient accéder au site lors de sa mise en service. À pleine capacité, autour de 2050 selon les projections actuelles, ce nombre pourrait atteindre environ 1 200 camions quotidiennement.


Le terminal profitera notamment de sa proximité avec l’autoroute 30 et d’une connexion ferroviaire au réseau du CN.


Ces volumes illustrent l’importance que prendront la gestion des accès routiers, la coordination des rendez-vous, les temps d’attente aux terminaux et la fluidité générale des opérations pour les transporteurs.


Croître : attirer davantage de marchandises


Le deuxième axe de la nouvelle organisation vise la croissance.


Les activités commerciales, immobilières et de tarification ainsi que celles du Grand Quai seront désormais directement rattachées à la présidence-direction générale.


L’objectif sera notamment d’attirer de nouveaux volumes de marchandises et de mieux valoriser le territoire portuaire.


La vice-présidence aux finances conservera également un rôle central dans cette stratégie en soutenant les investissements, la gestion des risques, la discipline financière et les stratégies de financement nécessaires aux infrastructures futures.


Une nouvelle vice-présidence Affaires stratégiques et communications


L’actuelle vice-présidence aux communications et aux relations externes verra également son mandat élargi.


Elle portera maintenant le nom Affaires stratégiques et communications.


Cette unité regroupera notamment les communications, le marketing, les relations avec les communautés ainsi que le suivi de la stratégie d’entreprise.


L’APM souhaite ainsi mieux promouvoir son offre auprès des entreprises, des marchés et de ses différents partenaires.


Transformer : accélérer le virage numérique


Une première vice-présidence à l’exploitation et à la transformation sera également créée.


Elle réunira :

  • la transformation numérique;

  • les technologies de l’information;

  • la gouvernance;

  • les projets stratégiques;

  • les ressources humaines;

  • les contrats et approvisionnements;

  • les affaires juridiques.


L’objectif est de rendre l’organisation plus agile et mieux connectée tout en développant des outils pouvant améliorer les interactions avec les entreprises utilisant les installations portuaires.


Pour le camionnage, cette transformation numérique sera à surveiller puisque la circulation des données, la gestion des rendez-vous, les informations concernant les terminaux et la coordination intermodale jouent maintenant un rôle majeur dans la productivité des opérations.


Le Port veut renforcer le corridor Saint-Laurent–Grands Lacs


Pour le président-directeur général de l’APM, Paul Bird, cette réorganisation doit permettre au Port de Montréal de jouer un rôle encore plus important dans la diversification des échanges commerciaux du Canada.


Selon l’APM, la nouvelle structure doit notamment permettre de réussir l’expansion à Contrecœur, d’accélérer le virage numérique du Port et de renforcer l’écosystème logistique du corridor Saint-Laurent–Grands Lacs.


Ce corridor constitue un lien stratégique entre les marchés internationaux et le cœur industriel de l’Amérique du Nord.


Un acteur majeur du transport de marchandises


Le Port de Montréal est le plus grand port à conteneurs de l’est du Canada et le seul port à conteneurs du Québec.


Il manutentionne également du vrac liquide, du vrac solide et différentes marchandises non conteneurisées.


Son modèle intermodal repose notamment sur près de 100 kilomètres de voies ferroviaires directement sur les installations portuaires et sur des connexions routières permettant aux transporteurs de distribuer les marchandises partout au Québec, au Canada et aux États-Unis.


Selon l’Administration portuaire, les activités liées au Port soutiennent environ 590 000 emplois et près de 98,5 milliards de dollars d’activités économiques au Canada.


Ce qu’il faut retenir pour le transport routier


La réorganisation annoncée par le Port de Montréal dépasse donc largement un simple changement administratif.


En regroupant sous une même direction les opérations, la logistique, les infrastructures et le gigantesque projet de Contrecœur, l’APM cherche à augmenter la fluidité et la capacité de son réseau.


Pour les transporteurs routiers, plusieurs éléments seront particulièrement à surveiller au cours des prochaines années : l’évolution des accès au futur terminal de Contrecœur, les volumes de conteneurs, la gestion des camions, les temps d’attente et le développement des outils numériques permettant de coordonner les mouvements de marchandises.


Avec une capacité supplémentaire pouvant atteindre 1,15 million d’EVP à Contrecœur, le développement du Port de Montréal pourrait transformer une partie importante des flux de camionnage et de transport intermodal dans la grande région de Montréal et sur la Rive-Sud.


Source : Administration portuaire de Montréal, 25 septembre 2026.

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