Les exportations du Québec reculent de 3,5 % en juin 2026

Les exportations internationales de marchandises du Québec ont connu un nouveau recul en juin 2026. Selon les plus récentes données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), elles ont diminué de 3,5 % par rapport au mois précédent, en données désaisonnalisées et en dollars constants. Cette baisse survient après un recul de 0,6 % en mai.
Les exportations vers les États-Unis en baisse
Le marché américain continue de peser sur les résultats du Québec. Pour les six premiers mois de 2026, les exportations québécoises destinées aux États-Unis ont diminué de 7,6 % comparativement à la même période en 2025, selon les données non désaisonnalisées en dollars courants.
La situation est toutefois différente ailleurs dans le monde. Les exportations québécoises vers les pays autres que les États-Unis ont progressé de 8,7 % durant la même période.
Au total, les exportations québécoises vers l’ensemble des marchés ont diminué de 3,0 % au cours des six premiers mois de 2026 par rapport à la même période l’an dernier.
Aluminium et aéronautique parmi les secteurs touchés
Plusieurs catégories importantes de marchandises ont contribué au recul enregistré en juin.
Les exportations d’aluminium et d’alliages d’aluminium sous forme brute ont chuté de 38,8 %, tandis que celles d’aéronefs ont diminué de 14,9 %. Les carburants ont également enregistré d’importantes baisses : -46,0 % pour le diesel et le biodiesel et -52,3 % pour le carburant d’aviation.
Ces résultats surviennent après une période mouvementée : les exportations avaient progressé de 5,4 % en avril avant de recommencer à diminuer en mai et en juin.
Les importations plongent de 12 %
Du côté des importations, le recul est encore plus important. Les importations internationales de marchandises du Québec ont diminué de 12,0 % en juin par rapport à mai, après avoir augmenté de 8,4 % le mois précédent.
L’Institut de la statistique du Québec précise toutefois que des retards dans la réception de certaines données provenant de l’Agence des services frontaliers du Canada affectent actuellement la qualité et l’exhaustivité des statistiques récentes sur les importations.



