Charles Milliard visite l’usine PACCAR de Sainte-Thérèse et met l’accent sur l’achat local

Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, était de passage ce lundi 21 septembre 2026 à l’usine PACCAR de Sainte-Thérèse, accompagné de plusieurs candidats de Laval et de la Rive-Nord.
La visite a permis à la délégation de découvrir les différentes étapes de fabrication des camions assemblés au Québec, mais également d’échanger avec les représentants de PACCAR sur la situation actuelle du secteur manufacturier, les défis auxquels fait face l’industrie et l’importance de favoriser davantage l’achat local.
« Depuis novembre, PACCAR Canada de Sainte-Thérèse a perdu près de 70 % de sa production et licencié près de 800 employés en raison des droits de douane américains. Et pendant ce temps, la CAQ de Christine Fréchette accepte que des travailleurs américains fabriquent des camions pour la SAQ, Hydro-Québec et nos ministères, alors que notre production ici tourne au ralenti. Dans deux semaines, on va avoir un nouveau gouvernement libéral qui va s’occuper réellement de nos entreprises, qui va avoir une politique d’achat québécois et qui va mettre fin à la règle du plus bas soumissionnaire dans les contrats publics. » — Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec
Une visite au cœur de la fabrication de camions au Québec
L’usine PACCAR de Sainte-Thérèse occupe une place importante dans l’industrie québécoise du véhicule lourd. Le site assemble notamment des camions des marques Peterbilt et Kenworth, fabriqués selon les besoins spécifiques des clients.
Durant la visite, l’équipe de PACCAR a présenté au chef libéral et aux candidats présents les différentes étapes de production ainsi que le savoir-faire des travailleurs de l’usine.
Cette rencontre survient dans un contexte particulièrement délicat pour l’industrie du camionnage et de la fabrication de véhicules lourds au Québec.
L’achat local au centre des discussions
L’achat québécois a occupé une place importante dans les discussions.
Charles Milliard a profité de sa visite chez PACCAR pour proposer une politique favorisant davantage l’achat québécois dans les contrats publics. Le chef du PLQ a également indiqué vouloir revoir la règle du « plus bas soumissionnaire » afin que d’autres facteurs puissent être considérés dans l’attribution de certains contrats gouvernementaux.
Il s’agit d’une proposition politique faite pendant la campagne électorale québécoise de 2026. Les Québécois doivent se rendre aux urnes le 5 octobre.
PACCAR touchée par un contexte économique difficile
La visite se déroule alors que l’usine de Sainte-Thérèse est confrontée à un ralentissement de ses activités dans un contexte marqué notamment par les tensions commerciales avec les États-Unis.
La question de la protection des emplois manufacturiers de Sainte-Thérèse a également été soulevée récemment par Unifor, qui a demandé au gouvernement québécois de prendre des mesures pour soutenir l’usine.
Mettre en valeur le savoir-faire québécois
Pour PACCAR, cette visite représentait également une occasion de montrer concrètement le travail réalisé quotidiennement par ses équipes.
La fabrication de camions lourds nécessite une importante expertise en assemblage, en ingénierie, en contrôle de la qualité, en logistique et en technologies manufacturières.
L’usine de Sainte-Thérèse fait partie du réseau mondial de production de PACCAR et demeure l’une des installations manufacturières importantes du secteur du véhicule lourd au Québec.
Une industrie qui veut conserver ses emplois au Québec
Au-delà de la politique partisane, la visite remet à l’avant-plan une question importante pour le secteur du transport : quelle place les produits fabriqués au Québec devraient-ils occuper dans les achats publics?
Dans une industrie fortement intégrée au marché nord-américain et directement exposée aux variations des tarifs, des commandes et de la demande en transport, les décisions d’achat des grandes organisations peuvent avoir des répercussions sur les usines, leurs fournisseurs et leurs travailleurs.
La situation de PACCAR Sainte-Thérèse continuera donc d’être suivie de près par l’industrie québécoise du camionnage au cours des prochains mois.



