ARPQ : les aides gouvernementales doivent tenir compte de la réalité des PME du transport
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Source: ARPQ
L’Association des routiers professionnels du Québec (ARPQ) lance un appel aux gouvernements fédéral et provincial afin que les mesures d’aide économique récemment annoncées soient réellement accessibles aux petites et moyennes entreprises du secteur du transport routier.

L’organisation affirme avoir déjà communiqué avec les deux paliers de gouvernement pour leur faire part de l’urgence de la situation et des difficultés particulières auxquelles font face les petits transporteurs.
Les petites flottes au cœur du transport québécois
Selon les données avancées par l’ARPQ, le Québec compterait entre 7 000 et 10 000 entreprises de transport, dont plus de 80 % seraient des PME exploitant de un à cinq camions.
Malgré leur petite taille, ces entreprises occupent une place importante dans l’économie québécoise. Elles assurent quotidiennement des livraisons locales et régionales, participent aux échanges interprovinciaux et transfrontaliers et contribuent au fonctionnement des différentes chaînes d’approvisionnement.
L’ARPQ craint toutefois que ces petites entreprises soient parmi les premières à subir les conséquences du contexte économique actuel.
Les tarifs américains commencent à peser sur les transporteurs
L’association pointe notamment du doigt les nouveaux tarifs imposés par les États-Unis, qui viennent s’ajouter à une augmentation généralisée des dépenses d’exploitation.
Selon l’ARPQ, plusieurs transporteurs constatent déjà une diminution des voyages transfrontaliers, une réduction du nombre de chargements disponibles et une pression supplémentaire sur leurs marges bénéficiaires.
Pour une entreprise exploitant seulement quelques camions, une baisse relativement modeste du volume de marchandises peut rapidement avoir des conséquences importantes sur les finances.
Si la situation perdure, l’association prévient que certaines PME pourraient être confrontées à des baisses de revenus, des pertes opérationnelles, des annulations de routes et, dans les situations les plus difficiles, à la fermeture de leur entreprise.
Des programmes conçus aussi pour les petits transporteurs
L’ARPQ estime donc que les programmes gouvernementaux ne doivent pas uniquement être accessibles aux entreprises disposant de ressources financières et administratives importantes.
Les transporteurs indépendants et les propriétaires de petites flottes disposent généralement de beaucoup moins de ressources pour naviguer à travers des programmes complexes ou absorber plusieurs mois de ralentissement économique.
L’association réclame ainsi des mesures ciblées, simples d’accès et adaptées à la réalité du camionnage.
Elle souhaite notamment que les programmes puissent soutenir directement les transporteurs indépendants et les petites flottes, compenser certaines pertes découlant de la diminution des voyages et faciliter l’accès au financement nécessaire au maintien des opérations.
Carburant, entretien et conformité continuent de coûter cher
Même lorsqu’un camion roule moins, plusieurs dépenses demeurent.
L’ARPQ rappelle que les entreprises doivent continuer d’assumer des coûts importants liés notamment au carburant, à l’entretien des véhicules, aux assurances et aux différentes exigences de conformité.
La combinaison d’une diminution des revenus et de dépenses d’exploitation élevées pourrait donc fragiliser rapidement les entreprises disposant de moins de liquidités.
L’ARPQ veut participer aux discussions
L’association se dit disponible pour travailler avec les gouvernements afin que les prochaines mesures tiennent compte de ce qui se passe concrètement sur le terrain.
Pour l’ARPQ, la survie de ces petites entreprises dépasse la situation individuelle de leurs propriétaires. Les PME du camionnage participent directement au déplacement des marchandises et à l’approvisionnement des entreprises et des communautés partout au Québec.
L’organisation souhaite maintenant que leur réalité soit davantage représentée lorsque les gouvernements élaborent leurs programmes de soutien économique.



