Sondage de l’ARPQ : les camionneurs réclament davantage de flexibilité dans les heures de service
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L’Association des routiers professionnels du Québec (ARPQ) a dévoilé les résultats d’un sondage portant sur les règles canadiennes relatives aux heures de service des conducteurs. Le portrait qui se dégage est clair : une forte majorité des répondants souhaite davantage de souplesse dans l’application de la réglementation actuelle.
Selon les données recueillies, 81 % des participants estiment qu’il est nécessaire d’offrir plus de flexibilité aux camionneurs. Toutefois, les solutions proposées diffèrent. Certains souhaitent un assouplissement de la fenêtre de travail de 16 heures, d’autres préconisent un fractionnement plus flexible des périodes de sommeil, tandis qu’un nombre important de répondants suggère tout simplement l’adoption du modèle américain des heures de service (Hours of Service – HOS).
Le sondage met également en lumière un irritant bien connu de l’industrie : le temps d’attente non rémunéré chez les clients. Cette problématique représente près de 15 % des commentaires recueillis et demeure une source importante de frustration pour les conducteurs, qui voient souvent leur journée de travail prolongée sans compensation financière.
Les dispositifs de consignation électronique (DCE/ELD) font aussi l’objet de critiques. Environ 10 % des commentaires expriment une méfiance envers ces systèmes, particulièrement en ce qui concerne le calcul du fractionnement des heures de repos. Ce constat laisse croire qu’un meilleur accompagnement des utilisateurs ou certains ajustements réglementaires pourraient être nécessaires.
L’idée d’adopter les règles américaines continue par ailleurs de diviser l’industrie. Si 48 % des répondants se disent favorables au modèle américain, 26 % affirment ne pas connaître suffisamment cette réglementation pour se prononcer. Cette réalité pourrait ouvrir la porte à une campagne d’information et de sensibilisation menée par l’ARPQ afin de mieux faire comprendre les avantages et les limites du système américain.
Enfin, même si elle demeure minoritaire, une partie des répondants rappelle que la sécurité routière doit demeurer au cœur des discussions. Certains estiment qu’une réduction du temps de conduite pourrait être plus bénéfique pour la sécurité qu’une simple augmentation de la flexibilité. Un élément qui pourrait influencer les futures représentations de l’ARPQ auprès des autorités réglementaires.
Dans l’ensemble, les résultats démontrent que les camionneurs souhaitent une réglementation mieux adaptée à la réalité du terrain, tout en maintenant un équilibre entre efficacité opérationnelle, qualité de vie et sécurité routière.













