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Transport d’acier : l’ARPQ appuie l’ACC et demande à Ottawa d’inclure le camionnage dans son programme

  • il y a 1 jour
  • 3 min de lecture
Source: ARPQ
Source: ARPQ

L’Association des routiers professionnels du Québec (ARPQ) joint sa voix à celle de l’Association canadienne du camionnage (ACC) pour demander au gouvernement fédéral de revoir son programme de soutien au transport d’acier au Canada. L’organisation québécoise dénonce l’exclusion du transport routier d’un programme de 100 millions de dollars qui prévoit couvrir 50 % de certains coûts de transport par rail et par voie maritime.



L’ARPQ soutient les demandes de l’ACC


Dans un communiqué, l’ARPQ affirme appuyer pleinement les démarches de l’Association canadienne du camionnage concernant le nouveau programme fédéral destiné à soutenir le transport d’acier au pays.


Selon les informations présentées par les associations, Ottawa prévoit une enveloppe de 100 millions de dollars permettant de subventionner à hauteur de 50 % certains coûts de transport de l’acier, mais uniquement lorsque celui-ci est acheminé par voie ferroviaire ou maritime.


Le camionnage ne serait donc pas admissible à cette aide, une situation que l’ARPQ considère comme injustifiée.


« Le camion est toujours nécessaire »


L’ARPQ rappelle que le transport routier constitue un maillon incontournable de la chaîne d’approvisionnement canadienne, particulièrement lorsqu’il est question de produits sidérurgiques.


Même lorsqu’une cargaison effectue la majeure partie de son trajet par train ou par bateau, un camion demeure généralement nécessaire pour assurer une partie du transport terrestre et, surtout, la livraison jusqu’à sa destination finale.


Usines, centres de distribution, chantiers de construction et clients industriels dépendent ainsi quotidiennement du transport routier.


Pour l’ARPQ, exclure le camionnage d’un programme visant justement à faciliter la circulation de l’acier au Canada ne reflète donc pas la réalité de la chaîne logistique.


Les propriétaires-exploitants également concernés


L’association insiste particulièrement sur la situation des propriétaires-exploitants et des camionneurs, qu’elle considère comme des acteurs essentiels de l’économie canadienne et du commerce interprovincial.


Selon l’ARPQ, ceux-ci devraient pouvoir bénéficier d’un traitement équitable lorsqu’un programme gouvernemental est créé afin de soutenir les chaînes d’approvisionnement et de renforcer le commerce intérieur.


« Aider l’industrie de l’acier ne devrait pas se faire au détriment de ceux qui assurent quotidiennement la circulation de ces marchandises sur les routes du pays », soutient l’ARPQ dans son communiqué.


L’organisation estime ainsi que le soutien accordé aux secteurs ferroviaire et maritime devrait également tenir compte du rôle joué par les transporteurs routiers.


L’ARPQ demande une révision immédiate du programme


L’Association des routiers professionnels du Québec demande maintenant au gouvernement fédéral de revoir les critères d’admissibilité du programme afin d’y inclure le transport routier.


Elle souhaite que le camionnage soit officiellement reconnu comme un acteur incontournable du commerce interprovincial et comme un partenaire essentiel de l’industrie canadienne de l’acier.


L’ARPQ réaffirme également sa volonté de collaborer avec l’ACC et les autorités fédérales afin de faire évoluer le programme.


L’objectif est notamment de s’assurer que les entreprises de transport, les propriétaires-exploitants et les chauffeurs puissent eux aussi bénéficier du soutien gouvernemental associé à cette initiative.


Le camionnage au cœur de la chaîne logistique


Cette intervention remet également en lumière la complémentarité des différents modes de transport au Canada.


Le ferroviaire et le maritime permettent de déplacer d’importants volumes de marchandises sur de longues distances, mais le camion demeure essentiel pour relier les installations portuaires et ferroviaires aux entreprises et aux destinations qui ne disposent pas d’un accès direct à ces réseaux.


Pour l’ARPQ, le développement du commerce intérieur canadien doit donc tenir compte de l’ensemble de la chaîne logistique, plutôt que de privilégier certains modes de transport.


L’association entend maintenant poursuivre ses représentations afin que le gouvernement fédéral reconsidère la place du camionnage dans son programme de transport d’acier.


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