Un chauffeur canadien plaide coupable après la découverte d’un homme caché dans son camion au Peace Bridge

BUFFALO — Un chauffeur de camion canadien de 63 ans a plaidé coupable aux États-Unis après avoir tenté de faire entrer clandestinement un homme sur le territoire américain à bord de son camion commercial. L’individu a été découvert grâce à un contrôle par rayons X effectué au poste frontalier du Peace Bridge, entre Fort Erie et Buffalo.

Le dossier, rapporté notamment par le Buffalo News, remonte au 24 juin 2026. Le chauffeur, Khvicha Chalisuri, citoyen canadien originaire de Géorgie, s’était présenté au poste d’entrée américain du Peace Bridge à bord d’un camion commercial.
Il affirme être seul dans le camion
Selon les documents judiciaires et le U.S. Attorney’s Office for the Western District of New York, les agents frontaliers ont demandé au chauffeur si une autre personne se trouvait à bord du véhicule.
Chalisuri aurait répondu qu’il était seul.
Le camion a néanmoins été dirigé vers une inspection plus poussée comprenant un balayage par rayons X du véhicule et de sa cargaison.
C’est à ce moment qu’un agent a remarqué ce qui semblait être une personne debout dans la partie couchette de la cabine du camion.
Un ressortissant roumain découvert dans la couchette
Les agents ont alors retiré l’homme du camion.
Il a été identifié comme Alexandru-Stefanita Iordache, 34 ans, un ressortissant roumain qui vivait au Canada.
Les autorités américaines ont déterminé qu’Iordache ne disposait pas de l’autorisation nécessaire pour entrer légalement aux États-Unis. Il n’était également pas inscrit sur le manifeste du camion et n’avait pas été présenté aux agents frontaliers pour inspection.
Lorsque les autorités ont questionné Chalisuri, celui-ci aurait affirmé qu’Iordache était son cochauffeur et qu’il dormait dans le camion.
Cette explication contrastait toutefois avec sa déclaration initiale aux agents, lorsqu’il avait indiqué qu’aucune autre personne ne se trouvait à bord du véhicule.
Le chauffeur plaide coupable
Le U.S. Attorney’s Office for the Western District of New York a confirmé le 23 septembre 2026 que Khvicha Chalisuri avait plaidé coupable à une accusation fédérale liée au fait d’avoir fait entrer une personne non autorisée aux États-Unis.
L’infraction est passible d’une peine maximale de :
10 ans de prison
250 000 $ US d’amende
La peine maximale prévue par la loi ne signifie toutefois pas qu’elle sera automatiquement imposée. La sentence sera déterminée par le tribunal en fonction des lois fédérales et des circonstances du dossier.
La détermination de la peine de Chalisuri est prévue pour le 22 décembre 2026, devant le juge fédéral John L. Sinatra Jr.
L’homme découvert dans le camion a également été poursuivi
Alexandru-Stefanita Iordache avait pour sa part été accusé d’avoir tenté d’éviter l’examen ou l’inspection des autorités d’immigration.
Lors de l’annonce initiale des arrestations en juillet, cette accusation était passible d’un maximum de six mois d’emprisonnement. Les autorités fédérales indiquent depuis qu’Iordache a été reconnu coupable et condamné dans cette affaire.
Une opération qui impliquait CBP et Homeland Security
L’enquête a été menée avec la participation de U.S. Customs and Border Protection (CBP) et de Homeland Security Investigations (HSI).
Le gouvernement américain indique également que la poursuite s’inscrit dans le cadre de l’initiative fédérale Operation Take Back America, qui regroupe différentes mesures d’application des lois fédérales, notamment en matière d’immigration et de criminalité transfrontalière.
Le camion commercial au cœur du stratagème
Pour l’industrie du camionnage transfrontalier, cette affaire illustre une nouvelle fois l’importance des contrôles effectués aux postes frontaliers Canada–États-Unis.
Des milliers de camions commerciaux franchissent quotidiennement la frontière et les conducteurs peuvent être soumis à plusieurs niveaux d’inspection : documents du conducteur, manifeste, cargaison, cabine et, dans certains cas, systèmes d’imagerie permettant d’examiner rapidement le contenu d’un véhicule.
Dans ce cas précis, c’est justement le balayage aux rayons X du camion qui a permis aux agents de détecter la présence d’une personne dans la couchette, malgré la déclaration du conducteur selon laquelle il voyageait seul.



