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Troisième lien à Québec : Éric Duhaime s’appuie sur les résultats électoraux de l’île d’Orléans pour défendre son projet autoroutier

il y a 11 heures
5 min de lecture
QUÉBEC, 27 octobre 2026 — Le débat entourant la construction d’un troisième lien routier entre Québec et Lévis revient dans l’actualité. Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, soutient que les résultats des élections provinciales du 5 octobre dernier démontrent un appui important à sa formation politique sur l’île d’Orléans, un territoire directement concerné par le tracé autoroutier qu’il propose.
QUÉBEC, 27 octobre 2026 — Le débat entourant la construction d’un troisième lien routier entre Québec et Lévis revient dans l’actualité. Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, soutient que les résultats des élections provinciales du 5 octobre dernier démontrent un appui important à sa formation politique sur l’île d’Orléans, un territoire directement concerné par le tracé autoroutier qu’il propose.

Dans une publication diffusée sur ses réseaux sociaux, Éric Duhaime présente des résultats électoraux détaillés de l’île d’Orléans pour défendre sa position.


Son intervention survient alors que le projet d’un troisième lien demeure un enjeu majeur pour les déplacements, le développement économique et le transport routier dans la région de la Capitale-Nationale.


Le Parti conservateur revendique une victoire dans 13 des 14 bureaux de vote


Selon les données rendues publiques par Éric Duhaime, le Parti conservateur du Québec aurait remporté 13 des 14 boîtes de scrutin de l’île d’Orléans lors du vote du 5 octobre 2026.

Le chef conservateur indique également que sa formation est arrivée en tête dans les six municipalités de l’île ainsi que dans les bureaux de vote par anticipation.


Voici les résultats regroupés qu’il présente :

Formation politique

Votes annoncés

Parti conservateur du Québec (PCQ)

1 149

Parti québécois (PQ)

707

Coalition avenir Québec (CAQ)

363

Ces chiffres représentent 2 219 votes pour les trois formations mentionnées. Le PCQ récolterait ainsi environ 51,8 % des voix parmi ces trois partis.


Il est important de préciser qu’il s’agit des résultats communiqués par Éric Duhaime dans sa publication et non d’un décompte indépendant de l’ensemble des votes exprimés sur l’île.


Un résultat électoral qui relance le débat sur le troisième lien


Pour le chef conservateur, ces résultats constituent un argument supplémentaire en faveur de son projet de liaison autoroutière passant par l’île d’Orléans.


Cependant, une distinction demeure essentielle : voter pour un parti politique ne signifie pas nécessairement soutenir chacune de ses propositions, notamment lorsqu’il est question d’un projet d’infrastructure majeur.


Les résultats électoraux peuvent indiquer l’appui à une formation politique, mais ils ne constituent pas un référendum sur le tracé d’un troisième lien.

Le niveau d’acceptabilité sociale du projet demeure donc une question distincte.


Un troisième lien qui passerait par l’île d’Orléans


Le projet défendu par le Parti conservateur du Québec repose sur l’utilisation du corridor de l’île d’Orléans pour établir une nouvelle connexion routière entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent.


La proposition prévoit notamment la construction d’un pont entre le secteur de Beaumont, sur la Rive-Sud, et l’île d’Orléans.


Cette nouvelle infrastructure serait raccordée au réseau routier existant et au nouveau pont de l’île d’Orléans, dont la construction est déjà en cours du côté nord.


Le PCQ privilégie cette solution en soutenant qu’elle serait moins coûteuse et plus rapide à réaliser que certaines autres options étudiées au fil des années.


Ces avantages annoncés demeurent toutefois à démontrer par des analyses techniques et financières complètes.


Le nouveau pont de l’île d’Orléans est déjà en construction


Un élément important distingue cette proposition des autres scénarios de troisième lien : la construction d’un nouveau pont entre Québec et l’île d’Orléans est déjà amorcée.


Ce chantier, dirigé par le ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec, vise à remplacer l’infrastructure actuelle, ouverte à la circulation en 1935.


Le projet prévoit notamment :

  • Un pont à haubans d’environ 2,1 kilomètres.

  • Deux voies de circulation, soit une dans chaque direction.

  • Des accotements plus larges pour améliorer la sécurité.

  • Des aménagements pour les piétons et les cyclistes.

  • De nouveaux raccordements routiers du côté de Québec et de l’île d’Orléans.


Il faut néanmoins souligner que ce nouveau pont est conçu pour assurer la desserte de l’île, et non comme une infrastructure autoroutière destinée à accueillir automatiquement un troisième lien.


Le ministère a d’ailleurs indiqué que certaines modifications envisagées pour augmenter sa capacité pourraient nécessiter des interventions supplémentaires sur les accès routiers.

Le projet conservateur supposerait donc des aménagements additionnels, dont l’ampleur reste à déterminer.


Les élus municipaux de l’île d’Orléans ont exprimé leur opposition


Malgré les résultats électoraux mis en avant par Éric Duhaime, le projet rencontre une opposition importante sur le plan municipal.


En septembre 2026, les maires des six municipalités de l’île d’Orléans ont réaffirmé leur désaccord avec un troisième lien traversant leur territoire.


Leurs préoccupations concernent notamment les conséquences possibles de l’augmentation de la circulation, les transformations du réseau routier local et les effets sur le caractère agricole et patrimonial de l’île.


L’île d’Orléans possède un territoire particulier, où cohabitent activités agricoles, tourisme, résidences et déplacements locaux.


L’arrivée d’un axe routier reliant directement Québec et Lévis pourrait modifier considérablement les habitudes de circulation.


Cette opposition municipale illustre la complexité du dossier, même dans un contexte où le PCQ affirme avoir obtenu un appui électoral important dans les bureaux de vote de l’île.


Quels impacts pour les camionneurs et les entreprises de transport?


Pour l’industrie du camionnage, la question d’un troisième lien dépasse largement le débat politique.


Les entreprises de transport qui doivent circuler entre Québec et Lévis dépendent principalement des ponts Pierre-Laporte et de Québec pour franchir le fleuve Saint-Laurent.


Les ralentissements, les incidents et les travaux sur les infrastructures existantes peuvent entraîner des retards et compliquer la planification des déplacements.


Une nouvelle liaison routière pourrait théoriquement offrir davantage de possibilités pour les déplacements commerciaux.


Cependant, plusieurs questions devraient être étudiées avant de conclure qu’un passage par l’île d’Orléans améliorerait réellement les opérations des transporteurs.


Il faudrait notamment déterminer si les camions lourds seraient autorisés à emprunter l’ensemble du tracé, quelles seraient les limites de poids applicables, comment seraient aménagés les raccordements et quels gains de temps pourraient être réalisés.


Les impacts sur le réseau autoroutier, notamment les autoroutes 20, 40 et 440, devraient également être analysés.


Pour les transporteurs, un nouveau pont n’est réellement utile que s’il permet une circulation efficace, sécuritaire et adaptée aux véhicules commerciaux.


Le troisième lien demeure un dossier majeur pour la région de Québec


Depuis plusieurs décennies, la possibilité d’ajouter une nouvelle liaison entre les deux rives du Saint-Laurent revient régulièrement dans les discussions politiques.


Les propositions successives ont soulevé des questions concernant le financement, les coûts de construction, la congestion, l’environnement et les besoins réels en mobilité.


Le projet d’Éric Duhaime relance aujourd’hui ces discussions en proposant de profiter de la construction du nouveau pont de l’île d’Orléans pour développer une liaison supplémentaire.


Toutefois, les résultats électoraux mis en avant par le chef conservateur ne règlent pas les questions entourant la faisabilité technique et l’acceptabilité sociale du projet.


Pour l’industrie québécoise du transport routier, le véritable enjeu demeure la capacité de trouver une solution durable aux déplacements entre Québec et Lévis, sans compromettre la sécurité, l’efficacité du réseau ou les particularités des territoires traversés.


Le débat est donc loin d’être terminé.


 
 
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