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Raser l’autoroute Métropolitaine (A-40) à Montréal : une conférence relance le débat sur l’avenir du transport routier. Le camionnage dans la mire de citoyen?

il y a 3 heures
5 min de lecture

Source: Praxis


Faut-il démolir l’autoroute Métropolitaine (A-40), l’un des principaux axes routiers de Montréal, pour repenser complètement la mobilité dans la métropole? C’est la question que soulèvera Francis Lapierre, lors d’une conférence intitulée « Raser la Métropolitaine (A40) : Rêve ou réalité? », présentée le lundi 26 octobre 2026 dans le quartier Saint-Michel.


Cette rencontre abordera un sujet particulièrement sensible pour les automobilistes, les camionneurs, les transporteurs et les entreprises qui dépendent quotidiennement de ce corridor autoroutier.


Entre urbanisme, transport collectif, camionnage, vélos cargos électriques et voies de contournement, la conférence proposera une réflexion sur la possibilité de transformer radicalement les infrastructures routières de Montréal.


Une proposition audacieuse : faire disparaître la Métropolitaine


Construite au cours des années 1960, l’autoroute Métropolitaine constitue aujourd’hui un élément majeur du réseau routier montréalais.


La portion surélevée de l’A-40 traverse plusieurs secteurs densément urbanisés de la métropole. Elle accueille quotidiennement une circulation importante, comprenant des véhicules particuliers et des camions assurant le transport de marchandises.


Le projet de démolir cette infrastructure soulève donc plusieurs questions fondamentales.


Peut-on réellement envisager la disparition d’un axe aussi stratégique? Quelles infrastructures pourraient le remplacer? Et surtout, comment assurer la continuité des déplacements et du transport des marchandises?


Ces questions seront au centre de la conférence de Francis Lapierre.


Pourquoi vouloir se débarrasser de l’autoroute Métropolitaine?


La première partie de la conférence portera sur les raisons qui pourraient justifier la disparition de cette infrastructure.


Le débat touche notamment plusieurs enjeux d’urbanisme :


  • L’intégration des grandes infrastructures autoroutières aux quartiers résidentiels.

  • Les effets de la circulation sur le bruit et la qualité de l’air.

  • L’utilisation de l’espace urbain actuellement occupé par les autoroutes.

  • La sécurité et la mobilité des différents usagers.

  • Le développement de solutions alternatives au transport automobile.


La transformation de la Métropolitaine représenterait un changement majeur dans l’organisation des déplacements à Montréal.


Toutefois, une telle démarche devrait également tenir compte des besoins des entreprises, des travailleurs et de l’industrie du transport.


Camionnage : un enjeu incontournable dans le débat


Pour l’industrie québécoise du camionnage, l’autoroute Métropolitaine représente bien davantage qu’un simple lien routier.


L’A-40 permet de relier plusieurs secteurs industriels et commerciaux de la région montréalaise tout en facilitant les déplacements entre l’est et l’ouest de l’île.


Elle joue également un rôle dans les mouvements de marchandises à destination ou en provenance de différentes régions du Québec.


La possibilité de démolir une partie de cette infrastructure pose donc des questions importantes :


Où passeraient les camions qui empruntent actuellement la Métropolitaine?


Comment les transporteurs pourraient-ils maintenir leurs horaires de livraison?


Quelles seraient les conséquences sur les coûts d’exploitation, les distances parcourues et la congestion des autres axes routiers?


La conférence prévoit notamment d’aborder les objections liées au camionnage interne et externe.


Cette distinction est importante puisque les besoins des véhicules effectuant des livraisons locales ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux des camions qui traversent la région de Montréal.


Les voies de contournement pourraient-elles remplacer l’A-40?


Parmi les solutions qui seront discutées figure la possibilité de recourir davantage à des voies de contournement.


Cette approche soulève néanmoins plusieurs défis.


Les transporteurs doivent pouvoir accéder aux zones industrielles, aux centres de distribution, aux commerces et aux entreprises situés directement sur l’île de Montréal.


Même si une partie de la circulation de transit pouvait être redirigée vers d’autres axes routiers, la question des livraisons locales demeurerait entière.


Des infrastructures comme les autoroutes 30, 20 et 25 pourraient faire partie d’une réflexion plus large sur la circulation régionale, sans qu’elles constituent nécessairement des solutions de remplacement suffisantes.


Une analyse approfondie des volumes de circulation, de la capacité des routes et des besoins logistiques serait indispensable avant d’envisager une transformation de cette ampleur.


Les vélos cargos électriques comme solution pour certaines livraisons


Autre sujet annoncé : l’utilisation des vélos cargos électriques.


Ces véhicules peuvent servir à transporter certaines marchandises sur de courtes distances, particulièrement dans les secteurs urbains denses.


Ils peuvent notamment être adaptés à des livraisons de petits colis et à certaines activités de distribution locale.


Cependant, leur capacité demeure limitée comparativement à celle des camions lourds.


Ils ne peuvent pas remplacer les véhicules nécessaires au transport de matériaux de construction, de denrées en grandes quantités, de produits industriels ou de marchandises lourdes.


Le défi consisterait donc à déterminer quelles activités pourraient être transférées vers des moyens de transport plus légers et lesquelles continueraient de nécessiter des camions.


Une transformation qui toucherait toute la région métropolitaine


La disparition éventuelle de la Métropolitaine ne concernerait pas uniquement Montréal.


Les conséquences pourraient également se faire sentir sur la Rive-Nord, la Rive-Sud et dans les régions qui utilisent les corridors de transport montréalais.


Pour les camionneurs qui circulent quotidiennement dans la métropole, une modification majeure du réseau routier pourrait avoir des répercussions sur les itinéraires, les temps de déplacement et la planification des livraisons.


La question de l’accessibilité des pôles économiques serait également essentielle.


Il faut toutefois préciser qu’il s’agit ici d’une réflexion présentée dans le cadre d’une conférence, et non de l’annonce d’un projet officiel de démolition de l’autoroute Métropolitaine.


Une conférence le 26 octobre à Montréal


La conférence « Raser la Métropolitaine (A40) : Rêve ou réalité? » sera présentée par Francis Lapierre le lundi 26 octobre 2026.


Informations pratiques


  • Événement : Raser la Métropolitaine (A40) : Rêve ou réalité?

  • Conférencier : Francis Lapierre

  • Date : Lundi 26 octobre 2026

  • Heure : De 18 h 30 à 21 h 30

  • Lieu : Maison du Citoyen — Octogone de Saint-Michel

  • Adresse : 7501, rue François-Perrault, Montréal

  • Salle : 202, au deuxième étage

  • Transport collectif : Station de métro Saint-Michel, à proximité

  • Accessibilité : Stationnement, rampe d’accès et ascenseur accessibles aux personnes à mobilité réduite


La rencontre permettra d’examiner différentes propositions en matière d’urbanisme et de mobilité, ainsi que les objections et les enjeux liés au transport routier.


L’avenir de la Métropolitaine : une question qui dépasse l’urbanisme


La réflexion sur l’avenir de l’autoroute Métropolitaine s’inscrit dans un débat plus vaste sur le développement des infrastructures de transport au Québec.


Entre le vieillissement des ouvrages, les besoins croissants en mobilité et les impératifs économiques, les décisions concernant les grands axes routiers auront des conséquences pendant plusieurs décennies.


Pour l’industrie du camionnage, l’enjeu demeure fondamental : comment transformer les villes tout en maintenant un réseau efficace pour le transport des marchandises?


La conférence du 26 octobre pourrait alimenter les discussions sur cette question.


Et vous, camionneurs et transporteurs, croyez-vous qu’il serait réaliste de démolir la Métropolitaine? Quelles solutions pourraient véritablement remplacer cet axe essentiel au transport routier?


Source : Informations relatives à la conférence « Raser la Métropolitaine (A40) : Rêve ou réalité? », présentée par Francis Lapierre, le 26 octobre 2026.

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