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L’Ontario demande une stratégie commune avec le Québec sur les permis de camionnage

20 juil.
2 min de lecture
Source: OTA
Source: OTA

L’Ontario Trucking Association (OTA) appuie l’objectif du gouvernement du Québec d’améliorer la sécurité routière, mais estime que les nouvelles règles imposées aux conducteurs provenant de l’Ontario doivent s’inscrire dans une stratégie plus large impliquant les deux provinces.


Cette prise de position survient quelques jours après l’annonce du gouvernement du Québec exigeant que les conducteurs titulaires d’un permis de classe 1 de l’Ontario ayant moins de deux ans d’expérience réussissent un examen pratique de la SAAQ avant de pouvoir échanger leur permis. Cette mesure temporaire vise à renforcer la sécurité sur les routes québécoises à la lumière des lacunes relevées dans le système ontarien de formation et de délivrance des permis.


Selon le président de l’OTA, Mark Bylsma, les intentions du Québec sont légitimes, mais une mesure appliquée uniquement par une province ne permettra pas de régler les problèmes de fond.


L’association rappelle que les écoles de conduite non conformes, les transporteurs qui changent continuellement d’identité – souvent appelés « chameleon carriers » – ainsi que certaines pratiques illégales comme le modèle « Driver Inc. » dépassent largement les frontières provinciales. Sans une approche harmonisée, ces acteurs pourraient simplement déplacer leurs activités vers d’autres juridictions pour contourner les nouvelles exigences.


L’OTA souligne également que le Québec est reconnu pour la qualité de son système public de formation des camionneurs, mais estime qu’il est maintenant temps de mettre en place des normes de surveillance et d’application uniformes partout au pays.


L’organisation souhaite donc travailler de concert avec l’Association du camionnage du Québec (ACQ), ainsi qu’avec les gouvernements de l’Ontario et du Québec, afin d’élaborer un plan d’action commun qui pourrait éventuellement servir de modèle à l’échelle canadienne.


Pour l’OTA, la sécurité sur les principaux corridors commerciaux entre les deux provinces ne pourra être assurée durablement qu’au moyen d’une collaboration étroite entre les autorités gouvernementales et l’industrie du camionnage, plutôt que par des mesures provinciales isolées.


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