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Lock-out chez Béton Provincial: Le syndicat porte le conflit devant l’Association Béton Québec pour relancer les négociations

  • 22 juil.
  • 2 min de lecture
Source: CSN
Source: CSN

Après plus de six semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) franchit une nouvelle étape en portant directement le dossier devant l’Association Béton Québec (ABQ), l’association patronale et technique de l’industrie du béton prêt à l’emploi au Québec. Reçue par le directeur, la délégation syndicale y voit un signe d’écoute et souhaite que cette démarche contribue à favoriser un retour rapide à la table de négociation.


Une démarche inhabituelle auprès de l’industrie


Jeudi dernier en matinée, une délégation du syndicat s’est rendue aux bureaux de l’ABQ, à Boucherville. Elle était composée de représentants du syndicat local et du Conseil central des Laurentides–CSN.


Au cours d’une rencontre d’une quinzaine de minutes, les syndiqué-es ont exposé les impacts du conflit sur leurs membres, de même que sur leur famille et sur la main-d’œuvre du secteur du béton. Le directeur de l’ABQ, Luc Bédard, a pris connaissance de la lettre transmise par le syndicat et l’a lue devant la délégation. Il a indiqué ne pas avoir été informé au préalable du conflit à Saint-Eustache.


« Nous avons senti une réelle écoute. Nous espérons maintenant que cette démarche contribuera à faire avancer le dossier. Depuis plus de six semaines, ce sont nos membres qui subissent les conséquences de ce lockout. Nous sommes prêts à retourner à la table dès demain matin, mais il faut une offre sérieuse », explique le président du syndicat, Jimmy Caron.


Le syndicat demeure disponible



Le syndicat réitère qu’il demeure disponible en tout temps pour reprendre les négociations. Les discussions tenues jusqu’à maintenant n’ont toutefois permis aucune avancée significative qui pourrait mener à un règlement de la convention collective. « Les travailleuses et les travailleurs souhaitent régler ce conflit, mais cela exige une volonté réelle de la part de l’employeur », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. Une rencontre de travail tenue le 6 juillet avec la conciliatrice n’a pas permis de régler la négociation. Aucune nouvelle rencontre n’est programmée à ce jour.


Pour rappel


Les négociations sont amorcées depuis le printemps. L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial de deux ans, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le lendemain du rejet, les 25 syndiqués de l’usine de Saint-Eustache ont été mis en lockout.


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