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Les transporteurs réclament de la stabilité : la CTA réagit à la décision américaine sur l’ACEUM

  • il y a 4 jours
  • 2 min de lecture
Source: Canadian Trucking Alliance (CTA)
Source: Canadian Trucking Alliance (CTA)

La Canadian Trucking Alliance (CTA) estime que la décision de l’administration américaine de ne pas accepter immédiatement une prolongation pluriannuelle de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) crée une nouvelle période d’incertitude pour le commerce nord-américain.


Selon l’organisation, le passage d’un cadre commercial stable à un processus de révision annuelle risque de compliquer la planification des entreprises de transport, qui misent sur des investissements à long terme pour renouveler leurs flottes, acheter de nouveaux équipements et conclure des contrats de plusieurs années avec leurs clients.


Une stabilité essentielle pour le camionnage


Pour la CTA, la prévisibilité est essentielle au bon fonctionnement de l’industrie.


Les transporteurs prennent régulièrement des décisions d’investissement représentant plusieurs millions de dollars. L’incertitude entourant les règles commerciales pourrait donc retarder le remplacement des camions, ralentir certains projets d’expansion et augmenter les coûts d’exploitation, qui finissent ultimement par être refilés aux consommateurs.


L’Alliance rappelle que le 1er juillet devait offrir davantage de clarté quant à l’avenir de l’ACEUM. Au lieu de cela, les entreprises doivent désormais composer avec un climat où les négociations commerciales pourraient revenir chaque année.


Plus de 10 millions de camions traversent la frontière


La CTA souligne l’importance économique du commerce entre le Canada et les États-Unis.


Chaque année, plus de 10 millions de camions franchissent la frontière canado-américaine et transportent près de 500 milliards de dollars canadiens de marchandises dans les deux sens.


Le camionnage représente environ les deux tiers de l’ensemble des échanges commerciaux entre les deux pays.


Une économie profondément intégrée


L’Alliance rappelle également que le Canada demeure le principal marché d’exportation de 36 États américains, dont le Michigan, l’Ohio et l’État de New York.


Selon la CTA, ralentir la fluidité des échanges commerciaux nuirait autant aux entreprises américaines qu’aux entreprises canadiennes, puisque les chaînes d’approvisionnement sont aujourd’hui entièrement intégrées.


L’organisation met aussi en garde contre l’idée de négocier des accords bilatéraux distincts avec chaque pays plutôt que de maintenir une approche trilatérale.


Selon elle, les secteurs manufacturier et agricole du continent fonctionnent désormais comme un seul écosystème et toute fragmentation risquerait de réduire l’efficacité des chaînes logistiques.


Les opérations se poursuivent


Malgré cette nouvelle période d’incertitude, la CTA tient à rassurer les transporteurs.


Les procédures douanières demeurent inchangées pour le moment et les camions continueront de circuler normalement entre le Canada et les États-Unis.


L’ACEUM reste juridiquement en vigueur jusqu’en 2036. Toutefois, l’Alliance rappelle que l’accord permet à un pays membre de s’en retirer avec un préavis de seulement six mois, ce qui ajoute un facteur d’incertitude supplémentaire pour l’industrie.


La CTA affirme qu’elle participera activement aux discussions avec les gouvernements canadien, américain et mexicain afin de préserver la fluidité des échanges commerciaux et défendre les intérêts du secteur du camionnage.


Pourquoi c’est important pour les camionneurs québécois


Pour les transporteurs qui effectuent du Canada–États-Unis, cette situation ne change rien aux opérations quotidiennes à court terme.


En revanche, une période prolongée d’incertitude pourrait influencer les investissements des transporteurs, les volumes de marchandises, les contrats à long terme ainsi que les coûts liés au transport transfrontalier.


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