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L’imposant tunnelier de la ligne bleue se dévoile au chantier : une étape clé avant le creusement vers Anjou

  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture
Source: STM et Photos: Louis-Étienne Doré
Source: STM et Photos: Louis-Étienne Doré



Montréal — Le cœur mécanique du prolongement de la ligne bleue est désormais à découvert. Des élus provinciaux et fédéraux, aux côtés de partenaires du Projet ligne bleue, ont visité le chantier de la future station Vertières pour constater l’assemblage du tunnelier, une machine colossale appelée à creuser 4,6 km de tunnel jusqu’à la future station Anjou.


Réunis pour une photo officielle devant la roue de coupe — d’un diamètre de 9,7 mètres —, le ministre des Transports et de la Mobilité durable Jonatan Julien, la ministre responsable de la Métropole Chantal Rouleau, le député fédéral Eric St-Pierre, la députée Patricia Lattanzio ainsi que Aref Salem (président du CA de la STM) ont souligné un jalon symbolique et technique d’un chantier rarement vu au Québec.



« Nous sommes fiers de souligner cette étape importante qu’est l’assemblage du tunnelier du prolongement de la ligne bleue », a déclaré Jonatan Julien, rappelant que la mise en place de cette pièce maîtresse s’inscrit dans la volonté de « favoriser le transport collectif afin d’offrir aux usagers des déplacements plus rapides et plus accessibles ».

Une « usine souterraine » en préparation


Arrivé au port de Montréal en octobre, le tunnelier représente la pièce maîtresse du projet : il excavera le roc et procédera au bétonnage du tunnel sur 4,6 km. Les équipes poursuivent l’assemblage final, alors que des composantes massives ont déjà été descendues à près de 20 mètres sous le niveau du sol, dont un engrenage de 204 tonnes.


Pour Chantal Rouleau, la visite confirme que « la ligne bleue avance concrètement dans l’Est de Montréal ». La ministre insiste sur l’impact du projet : « Ce projet structurant va transformer les déplacements et soutenir le développement des quartiers », tout en soulignant une réalisation attendue « avec la rigueur que les contribuables sont en droit d’attendre : un grand chantier, mené de façon responsable ».

La mise en opération est prévue au printemps prochain. Une fois activé, le tunnelier devrait avancer à un rythme moyen de 10 à 15 mètres par jour et atteindre la future station Anjou en 2028, selon l’échéancier présenté.


De son côté, le député fédéral Eric St-Pierre a dit être « heureux d’être ici pour souligner l’avancement des travaux », rappelant que le prolongement offrira « une option fiable supplémentaire » pour faciliter les déplacements quotidiens dans l’Est.

Une marraine à choisir dès le 9 mars


Autre tradition remise à l’avant-plan : le tunnelier portera le prénom d’une femme québécoise ayant marqué un domaine lié au projet (génie, développement durable, transport collectif). À compter du 9 mars, la population sera invitée à voter parmi des finalistes pour choisir la marraine. Son identité sera dévoilée au moment du démarrage du tunnelier, au printemps.


« Nous inviterons prochainement la population à choisir la marraine du tunnelier. Il s’agit d’une tradition qui rendra hommage à une femme remarquable », a expliqué Maha Clour, directrice de projet exécutive, ajoutant que l’objectif est aussi de « renforcer le lien entre ce grand chantier et les communautés qu’il desservira ».

Un chantier « attendu depuis longtemps »


À la STM, on voit dans l’arrivée de l’engin une preuve de capacité à livrer des projets d’envergure. « Le tunnelier qui s’assemble aujourd’hui incarne la capacité de la STM et de ses partenaires à livrer des projets d’envergure pour Montréal », a souligné Aref Salem, convaincu que le chantier « transformera durablement la mobilité dans l’Est » et renforcera le réseau structurant de la métropole.



 
 
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