L’ARPQ réclame des explications après l’arrestation d’un camionneur impliqué dans un accident mortel
- 25 mars
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L’Association des Routiers Professionnels du Québec (ARPQ) hausse le ton et demande des explications au ministère des Transports et de la Mobilité durable à la suite de l’arrestation du camionneur impliqué dans la collision mortelle ayant coûté la vie à Alexandra Poulin, en décembre 2024, à Vallée-Jonction.

Dans un communiqué diffusé le 25 mars 2026, l’ARPQ dit être profondément préoccupée par les informations rendues publiques entourant ce dossier. L’organisation soutient que le conducteur visé, qui ne maîtriserait ni le français ni l’anglais, aurait continué à conduire un véhicule lourd au Québec pendant plus de quinze mois après l’accident mortel, malgré deux autres incidents dangereux survenus en 2025.
L’Association estime que cette situation soulève de sérieuses questions sur les mécanismes de contrôle en place. Elle demande notamment comment un conducteur incapable de communiquer dans les langues officielles a pu conserver son droit de conduire un véhicule lourd au Québec. L’ARPQ veut également savoir pourquoi ce dernier n’aurait pas été suspendu immédiatement, le temps que les enquêtes criminelles et administratives soient menées à terme.
Autre élément soulevé par l’organisation : les délais entourant les procédures devant la Commission des transports du Québec. Selon l’ARPQ, ces démarches auraient été retardées pendant plus d’un an, permettant au conducteur de demeurer actif sur les routes québécoises malgré la gravité des événements.
Pour l’Association, la sécurité du public doit demeurer la priorité absolue. Elle rappelle que la conduite d’un véhicule lourd exige une compréhension adéquate des règlements, une capacité de communiquer avec les autorités et un dossier de conduite exemplaire, particulièrement lorsqu’un décès est survenu.
L’ARPQ demande donc au ministère de revoir d’urgence les mécanismes de contrôle, de suspension et de suivi administratif afin d’éviter qu’une situation semblable ne se reproduise. Dans son communiqué, le président-directeur général par intérim de l’organisation, Steve Bourgeois, affirme que les camionneurs professionnels du Québec respectent des normes strictes et assument une lourde responsabilité, ajoutant que les familles touchées méritent des réponses et que la population mérite d’être protégée.
Ce dossier risque maintenant de raviver le débat sur la surveillance des վարconducteurs de véhicules lourds et sur les vérifications entourant leur aptitude à circuler sur le réseau routier québécois.



