Contrôle routier : la FCCRQ accueille favorablement les engagements du Parti Québécois
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La Fraternité des constables du contrôle routier du Québec (FCCRQ) accueille favorablement les engagements récemment présentés par le Parti Québécois en matière de sécurité routière et de surveillance de l’industrie du camionnage. Pour la Fraternité, le constat est clair : après 17 mois sans patrouilles régulières, les contrôleurs routiers doivent retrouver les moyens nécessaires pour intervenir efficacement sur l’ensemble du réseau routier québécois.
Des engagements qui répondent à plusieurs préoccupations des contrôleurs routiers
Dans une publication diffusée lundi, la FCCRQ a réagi au plan présenté le 14 août par le Parti Québécois pour lutter contre le phénomène que la formation politique qualifie de « chauffeurs au rabais ».
Le Parti Québécois s’est notamment engagé, s’il forme le prochain gouvernement, à renforcer les sanctions et la surveillance dans l’industrie du camionnage. La formation politique dénonce également la suspension des patrouilles des contrôleurs routiers, qui perdure depuis maintenant 17 mois.
La FCCRQ estime que plusieurs des mesures proposées vont dans le sens des demandes formulées par ses membres.
Parmi celles-ci figurent le renforcement des sanctions et de la responsabilité des entreprises et des donneurs d’ouvrage, l’augmentation de la surveillance et des effectifs dans les postes de contrôle ainsi qu’un meilleur partage de l’information et un accès accru aux différentes banques de données nécessaires au travail des contrôleurs routiers.
La Fraternité souligne également les propositions visant à élargir les heures d’ouverture des postes de pesée à la frontière entre le Québec et l’Ontario et à accélérer la formation des contrôleurs routiers au maniement des armes à feu afin de permettre leur retour en patrouille.
« Il est plus que temps que des actions concrètes soient prises »
Pour la FCCRQ, la situation actuelle ne peut plus perdurer.
« Après maintenant 17 mois sans patrouilles régulières, il est plus que temps que des actions concrètes soient prises », affirme l’organisation.
La Fraternité insiste particulièrement sur l’importance de ne pas limiter le travail des contrôleurs routiers aux postes de contrôle fixes. Selon elle, certaines situations nécessitent une capacité d’intervention et de suivi directement sur le réseau routier.
Un événement survenu récemment au poste de contrôle de Charlesbourg est d’ailleurs présenté par la FCCRQ comme un exemple concret des limites actuelles.
Six défectuosités majeures découvertes à Charlesbourg
La semaine dernière, des contrôleurs routiers avaient intercepté un ensemble de véhicules lourds présentant six défectuosités majeures.
Parmi les problèmes constatés figuraient notamment des garnitures de freins cassées, un disque de frein cassé sur l’essieu de direction ainsi que des freins mal ajustés sur 75 % des unités de freinage. Plusieurs autres problèmes mécaniques importants avaient également été relevés.
À cela s’ajoutaient deux problèmes administratifs importants : les droits d’immatriculation du véhicule tracteur n’avaient pas été acquittés et la vérification mécanique annuelle de la semi-remorque était expirée.
L’ensemble de véhicules ne pouvait donc pas reprendre la route avant que les correctifs nécessaires soient effectués.
Le conducteur aurait quitté sans effectuer les réparations
Selon le récit de la FCCRQ, la situation aurait toutefois pris une tournure particulièrement préoccupante.
Alors qu’un mécanicien du service routier avait temporairement quitté les lieux afin d’aller chercher une pièce nécessaire aux réparations, le conducteur en aurait profité pour repartir avec l’ensemble de véhicules sans que les réparations exigées aient été effectuées.
Ainsi, malgré une inspection ayant permis d’identifier six défectuosités majeures et de retirer les véhicules de la circulation, l’ensemble se serait retrouvé de nouveau sur les routes.
Pour la FCCRQ, cet événement démontre précisément pourquoi les contrôleurs routiers doivent pouvoir intervenir ailleurs qu’aux postes de contrôle.
« Il faut pouvoir intervenir. Il faut pouvoir assurer un suivi. Et surtout, il faut pouvoir retourner sur les routes. »
Une demande qui dépasse les lignes partisanes
La Fraternité précise que son message ne vise pas à soutenir une formation politique en particulier.
Sa demande demeure la même, affirme-t-elle, « peu importe la formation politique qui la porte » : faire de la sécurité routière une priorité et donner aux contrôleurs routiers les effectifs, les outils, les accès et les équipements nécessaires pour accomplir pleinement leur mission.
L’organisation accueille donc favorablement les propositions concrètes susceptibles de renforcer le contrôle routier et de permettre un retour sécuritaire et rapide de ses membres en patrouille.
Le Parti Québécois avait déjà pris position sur le dossier des chauffeurs illégaux et des pratiques qu’il juge problématiques dans l’industrie du camionnage en septembre 2025. Son nouvel engagement du 14 août 2026 ajoute notamment une série de mesures touchant directement la surveillance et le contrôle routier.
Pour consulter les engagements annoncés par la formation politique : Parti Québécois – Sanctions et surveillance : Mettons fin au phénomène des « chauffeurs au rabais »
La sécurité du public au cœur du débat
Au-delà du débat politique entourant le camionnage, la FCCRQ rappelle que l’enjeu touche directement tous les automobilistes qui partagent la route avec les véhicules lourds.
« Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas seulement des règles administratives qui sont en jeu. C’est la sécurité de tous les usagers de la route », soutient la Fraternité.
Son message se termine sur un principe qu’elle souhaite voir appliqué à l’ensemble de l’industrie :
« À travail égal, mêmes règles pour tous. Et sur nos routes, la sécurité ne devrait jamais être négociable. »



