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SAAQclic : après le rapport Gallant, les auditeurs d’On the Road Québec réclament des gestes, pas des mots

  • 17 févr.
  • 3 min de lecture
Source: On the road Québec
Source: On the road Québec

La publication du rapport Gallant sur le fiasco SAAQclic a provoqué une vague de réactions chez les auditeurs d’On the Road Québec. Dans les commentaires captés et partagés, un message domine : l’heure n’est plus aux excuses, mais aux actions concrètes — et, pour plusieurs, à des conséquences réelles.


« On ne veut pas votre confiance… on veut notre argent »


Parmi les interventions les plus populaires, la demande de remboursement revient comme un refrain. L’un des commentaires les plus “réactés” propose carrément de « changer le titre » du message public : au lieu de “s’excuser”, la SAAQ devrait « s’engager à rembourser l’argent des citoyens ». La proposition, qui cumule des centaines de réactions, illustre un ras-le-bol financier qui dépasse le simple irritant numérique.


Dans la même veine, plusieurs messages martèlent l’idée que la facture ne doit pas retomber sur le public : « Faites payer les responsables, pas le monde », résument certains, pendant que d’autres vont plus loin avec des formules-chocs liant remboursement et sanctions.


Sanctions, justice, et fin de l’impunité perçue


Autre tendance lourde : l’appel à une reddition de comptes musclée. Les commentaires les plus partagés exigent des sanctions, certains réclamant un passage devant les tribunaux, et même des conséquences criminelles pour ceux qui auraient “dilapidé” des fonds publics.


Le ton est souvent dur, parfois sans nuance : pour une partie des internautes, les excuses sont vues comme une “gifle” et une stratégie de communication. D’autres empruntent un registre plus juridique — évoquant parjure, fausses déclarations, ou responsabilité des décideurs — mais la conclusion reste la même : « il faut que ça tombe… quelque part ».


Dédommagements proposés : plaques et permis comme monnaie de retour


Dans le détail, les demandes de compensation prennent plusieurs formes. Des auditeurs proposent notamment :

• des plaques et permis gratuits pendant une période donnée (deux ans, dix ans, voire plus) comme dédommagement symbolique;

• le remboursement des immatriculations sur un an ou davantage;

• l’arrêt de ce qu’ils perçoivent comme une “double taxation”, notamment autour des frais récurrents et de certains coûts liés aux transactions de véhicules.


Derrière ces suggestions, une même idée : si l’État a échoué dans la gestion d’un chantier numérique majeur, le citoyen ne veut pas en absorber les impacts — ni financièrement, ni opérationnellement.


Les irritants de service : rendez-vous, attente, et sentiment d’abandon


Au-delà de l’argent, le service revient aussi en pleine face. Plusieurs commentaires ciblent le modèle “sur rendez-vous”, jugé dépassé, avec un désir clair de retour au sans rendez-vous. Les longues attentes et l’impression de “payer sans recevoir” alimentent une frustration très concrète, ancrée dans le quotidien.


Une colère qui s’élargit au « système »


Enfin, le fil conducteur le plus corrosif est peut-être celui-ci : la perte de confiance ne viserait plus seulement SAAQclic, mais un système perçu comme protecteur envers les hauts dirigeants. Des internautes pointent les bonus, retraites, et l’absence de conséquences visibles — avec ce sentiment d’injustice : « si moi je fais une gaffe, je paie… pourquoi eux non? »


Une chose est sûre : la transition est passée de “technique” à “politique”


Dans les commentaires, le rapport Gallant agit comme déclencheur : il a transformé un dossier technologique en débat de responsabilité publique. Et pour une partie des auditeurs, le prochain chapitre ne se jouera pas dans un communiqué, mais dans des décisions mesurables : transparence, identification des responsables, corrections de service — et, surtout, un geste qui revient partout, en majuscules ou en sous-entendu : rembourser.


 
 
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