Peter Schiefke brille par son absence lors d’un important événement du CTA
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Le président du Comité permanent des transports, Peter Schiefke, se retrouve aujourd’hui au cœur de critiques provenant de plusieurs acteurs de l’industrie du camionnage. En cause : sa présence remarquée à un événement associé à des groupes dénoncés pour promouvoir un modèle de « chauffeurs à rabais », alors que des organisations reconnues du secteur affirment avoir été ignorées malgré des invitations répétées.
Selon plusieurs intervenants de l’industrie, cette situation soulève des questions importantes quant aux priorités politiques du gouvernement fédéral et à son engagement envers un transport routier sécuritaire, durable et équitable pour les entreprises et les chauffeurs respectueux des règles.
« Peter Schiefke, vous êtes président du Comité des transports… Pourquoi avez-vous participé à un événement du lobby des chauffeurs à rabais tandis que vous avez refusé l’invitation de l’Alliance canadienne du camionnage, qui plaide en faveur de politiques qui soutiennent un secteur sécuritaire, efficace et durable? J’y étais avec fierté. Au cœur des échanges : le péril des chauffeurs à rabais, l’inaction libérale et votre absence TRÈS remarquée… » -Xavier Barsalou-Duval

L’Alliance canadienne du camionnage (Canadian Trucking Alliance – CTA), qui mène depuis plusieurs années une campagne contre les pratiques illégales liées au phénomène des « chauffeurs à rabais » et du modèle « Driver Inc. », déplore notamment le manque d’écoute d’Ottawa envers les transporteurs qui réclament davantage d’application des lois.
« Pourquoi avoir participé à un événement lié à ce lobby alors que vous avez refusé une invitation de la CTA, qui milite pour des politiques favorisant un secteur sécuritaire, efficace et durable? », questionnent certains représentants de l’industrie.

Sur place, plusieurs observateurs ont également souligné l’absence très remarquée de Peter Schiefke lors d’événements où étaient abordés les enjeux de sécurité routière, de pénurie de main-d’œuvre, de concurrence déloyale et de conditions de travail dans le camionnage.
Pour plusieurs transporteurs québécois et canadiens, le problème des « chauffeurs à rabais » dépasse largement une simple question économique. Ils soutiennent que ces pratiques fragilisent les entreprises conformes, mettent une pression énorme sur les salaires et nuisent à la sécurité sur les routes.
L’Alliance canadienne du camionnage réclame depuis longtemps un resserrement des contrôles fiscaux et réglementaires afin de freiner les abus liés à certains modèles d’emploi jugés illégaux ou détournés.
Pendant ce temps, plusieurs membres de l’industrie affirment ressentir une frustration grandissante envers le silence et l’inaction politique entourant ce dossier.
Alors que le transport routier demeure essentiel à l’économie canadienne, plusieurs acteurs du milieu espèrent désormais que le gouvernement fédéral clarifiera sa position et démontrera une volonté réelle de protéger les entreprises et les chauffeurs qui respectent les règles du jeu.



