Ambassador Bridge vs Gordie Howe : rencontre à Washington, puis sortie de Trump sur le pont concurrent
- La Rédaction

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Pont Detroit–Windsor : le propriétaire du Ambassador Bridge aurait fait du lobbying juste avant la déclaration de Trump.
Cet article est un résumé de ce que rapportait aujourd’hui The New York Times.
Selon les informations rapportées mardi 10 février 2026, le propriétaire milliardaire du Ambassador Bridge — un pont à péage reliant Detroit à Windsor — aurait rencontré lundi à Washington le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, quelques heures avant que le président Donald Trump ne s’en prenne publiquement au projet concurrent du Gordie Howe International Bridge.
Une rencontre, puis un appel à Trump
D’après des sources gouvernementales citées par plusieurs médias, Matthew Moroun, figure du camionnage à Detroit et héritier du groupe qui exploite l’Ambassador Bridge, s’est entretenu avec le secrétaire au Commerce. Peu après, Lutnick aurait parlé du dossier au président par téléphone, selon des responsables informés de la discussion.
Trump menace l’ouverture du pont concurrent
Dans la foulée, Donald Trump a menacé de bloquer l’ouverture du Gordie Howe — une nouvelle liaison appelée à détourner une partie des revenus de péage de l’Ambassador Bridge — en brandissant une série de griefs plus larges visant le Canada (commerce, « compensation », contenu américain, etc.).
Un projet stratégique payé par Ottawa… mais à gouvernance partagée
Le Gordie Howe, un chantier d’environ 4,7 G$ US, est présenté comme une infrastructure clé du corridor commercial le plus achalandé entre le Canada et les États-Unis. Il est financé par le Canada, avec une structure d’exploitation et de propriété partagée impliquant notamment l’État du Michigan.
Réactions et tension Canada–États-Unis
Le premier ministre canadien Mark Carney a affirmé que le différend serait « réglé » après un échange avec Trump, rappelant que le Canada a payé le projet. Du côté américain, la Maison-Blanche a laissé entendre qu’il pourrait exister des leviers administratifs liés aux permis, sans préciser l’issue ni l’échéancier.
En toile de fond, cette séquence survient alors que la relation bilatérale se tend sur plusieurs fronts (tarifs, renégociations et climat politique), ce qui rejaillit désormais sur un projet d’infrastructure pourtant présenté, il y a quelques années, comme un symbole de coopération transfrontalière.



