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[Ghost yards] Des cours illégales de camions inquiètent l’industrie et les citoyens en Ontario

  • 20 mai
  • 2 min de lecture
Source: OTA
Source: OTA

L’Association du camionnage de l’Ontario,  Ontario Trucking Association, hausse le ton face à la prolifération des cours de camions illégales dans certaines municipalités de la région du Grand Toronto, particulièrement à Caledon, où la situation est désormais décrite comme une véritable crise de sécurité publique.


Dans un texte d’opinion de Marco Beghetto et publié récemment, l’association affirme que plusieurs transporteurs opéreraient à partir de « ghost yards », soit des terrains agricoles ou résidentiels transformés illégalement en cours de stationnement et d’entreposage pour poids lourds, sans respecter les règlements municipaux ni les normes encadrant l’industrie du transport.


Selon l’OTA, ces installations improvisées créent un environnement dangereux autant pour les citoyens que pour les camionneurs professionnels qui respectent les règles. L’organisation soutient que plusieurs de ces sites apparaissent près de quartiers résidentiels, notamment dans les secteurs de Mayfield Road, Highway 50, Coleraine Drive et Albion Vaughan Road, où les résidents dénoncent une augmentation des manœuvres illégales, des demi-tours dangereux et des quasi-collisions impliquant des véhicules lourds.


L’association insiste toutefois sur l’importance de distinguer les transporteurs professionnels des opérateurs illégaux. « Un camion qui livre des marchandises dans une communauté représente une économie en santé. Mais une flotte exploitant une cour illégale dans un terrain agricole ou derrière un quartier résidentiel constitue une violation claire de la loi », soutient l’OTA.


L’organisation affirme collaborer depuis plusieurs années avec certaines municipalités afin de tenter de freiner l’expansion de ces activités. Cependant, elle déplore un manque de coordination entre les différents paliers gouvernementaux et organismes responsables de l’application des lois, ce qui permettrait à certains transporteurs de poursuivre leurs opérations sans réelle conséquence.


L’OTA soulève également des préoccupations quant au respect des normes de sécurité mécanique et environnementale par les entreprises utilisant ces terrains illégaux. Selon l’association, plusieurs inspections réalisées récemment dans la région auraient permis de découvrir des véhicules présentant des défectuosités majeures nécessitant leur retrait immédiat de la route.


« Lorsqu’un transporteur contourne les lois de zonage et exploite ses activités dans l’ombre, il devient légitime de se demander s’il respecte également les exigences en matière d’entretien mécanique, de formation des chauffeurs et de sécurité routière », estime l’organisation.


L’Association du camionnage de l’Ontario demande maintenant au gouvernement provincial de collaborer avec le Caledon Illegal Land Use Task Force afin de renforcer les outils d’intervention contre ces exploitants illégaux. Parmi les mesures réclamées figure notamment la possibilité de revoir les permis d’exploitation des transporteurs refusant de quitter ces terrains non autorisés.


Pour l’OTA, la sécurité publique doit demeurer une priorité et les entreprises respectueuses des règles ne devraient pas être désavantagées par des concurrents opérant en dehors du cadre légal.


 
 
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